"Sans la liberté de blâmer il n'est point d'éloge flatteur"
Beaumarchais
Que penser de "L'affaire" Fuzz.fr VS Olivier Martinez ? Pas grand chose en fait. En tant que citoyen il a tout à fait le droit de réclamer justice quand il se sent insulté maintenant on s'en tape d' Olivier Martinez surtout quand on sait que sa plainte est liée à sa vie privée et à Kylie Minogue chanteuse insipide même si sympathique au demeurant. Ce que je trouve idiot c'est la réaction des bloggers qui mettent en place un mouvement anti-Olivier Martinez sur le net montrant ainsi ( si nous n'en avions déjà pas la preuve avant) que les bloggers et autres internautes sont des personnes très intelligentes et surtout très courageuses....
Et voilà qu'on brandit encore le droit à liberté d'expression tout en refusant celui de se défendre aux autres. La liberté d'expression n'a jamais été un blanc seing qui déresponsabilise de tout, oui on est libre de dire ce qu'on veut mais il faut aussi en accepter les conséquences. On peut dire qu' Olivier Martinez est un con mais il faut assumer le fait qu'il puisse demander réparation et non pas hurler à la censure comme si on habitait en Chine.
Le blog responsable de l'affaire.
Il faut assumer, voilà et ça vaut pour les deux partis, assumer de voir sa vie décortiquée même si c'est abjecte quand on est un personnage public car on ne peut pas tout avoir et assumer d'être condamné quand on ne respecte pas le droit à la vie privée des autres. La justice régule c'est tout, c'est à chacun d'agir en conscience, de décider de la limite et accepter les conséquences de ses actes.
Il en va de même pour les bloggers, j'ai ici dit beaucoup de mal de différentes personnes et j'en assume pleinement les propos, je tiens d'ailleurs à préciser ici que je n'ai pas attendu qu'elle se fasse appeler Bruni-Sarkozy ou chanteuse pour mépriser Carla Bruni mais que ça date d'au moins 1999, date à laquelle j'ai appris qui elle était vraiment. J'ai même dit du mal d'autres bloggers et d'ex et je l'assume complètement quitte à ce que cela m'attire animosité, réglement de compte, mépris, etc tout simplement parce que j'assume ce que je dis et que je suis parfaitement en accord avec moi-même et que surtout l'avis que l'on peut avoir sur moi, en bien ou mal m'importe peu et que mon avis sur les uns et les autres ne devrait pas leur importer non plus car ce qui compte c'est son propre avis sur soi-même parce qu' après tout c'est avec soi qu'on vit et c'est donc l'avis qui nous pèse le plus au quotidien, j'engage donc tout le monde à en faire autant sinon on n'a pas fini de se faire des procès.
Peu importe ce qu'on dit de nous, ce sont des opinions qui n'existent pas dans l'absolu, un avis isolé, chacun est libre de penser que son voisin est un parfait trou du cul et vice versa d'après ses propres critères, ce n'est que de la subjectivité et normalement nous ne devrions rien avoir à faire de l'avis de quelqu'un qui vous déteste si arbitrairement et poursuive en justice ceux qui vous glorifient car au fond ce sont eux qui font le plus de mal à nos égos.
Les avis c'est comme les trous du cul, tout le monde en a un et c'est toujours celui des autres qui puent.

AFP/LeFigaro :
"L'acteur Olivier Martinez a obtenu 1000 euros de dommages-intérêts car un site français avait fait un lien vers un article portant atteinte à sa vie privée. Un jugement qui inquiète nombre de blogueurs et d'acteurs du web.
Sur son blog ,
Eric Dupin n'hésite pas à l'écrire : «ce jeudi 27 mars 2008 restera comme une journée noire pour le web français». Le blogueur, fondateur du site Fuzz, sur lequel les internautes peuvent publier des liens vers d'autres sites et les noter, vient de perdre le procès qui l'opposait à l'acteur Olivier Martinez.
Ce dernier accusait Fuzz d'avoir diffusé un lien vers un
blog évoquant sa liaison supposée avec Kylie Minogue. Or, comme d'autres aggrégateurs (Digg, Wikio), Fuzz ne modère pas les liens déposés à priori. Depuis la loi sur l'Economie numérique (LCEN) de 2004, ces sites sont considérés non comme des «éditeurs» de contenus, mais comme des hébergeurs.
Conflit de lois
Selon la LCEN, un hébergeur publiant un lien ou un contenu diffamatoire doit le retirer s'il en reçoit la demande d'une personne concernée par ledit contenu. Eric Dupin, propriétaire et gestionnaire de Fuzz, affirme n'avoir jamais reçu une telle mise en demeure. L'avocat d'Olivier Martinez confirme qu'il n'a pas envoyé de demande de retrait, assignant directement Eric Dupin au terme de l'article 9 du code civil pour atteinte à la vie privée.
Et le tribunal de grande instance de Paris, qui jugeait jeudi l'affaire en référé, lui a donné raison. Pour faire simple, il n'a pas considéré Eric Dupin comme un hébergeur, mais bien comme un éditeur de contenus. Le blogueur explique que la justice a considéré qu'il organisait «l'information sur Fuzz en opérant un tri et une hiérarchisation des liens par catégories». Elle lui reproche
Pour le tribunal, «l'acte de publication doit être compris non pas comme un simple acte matériel, mais comme la volonté de mettre le public en contact avec des messages de son choix». Fuzz.fr «doit donc être considéré comme un éditeur de service de communication au public en ligne», responsable du contenu qu'il publie. Et non comme simple hébergeur.
Une décision qui «fait jurisprudence»
Eric Dupin a écopé de 1000 euros de dommages et intérêts et de 1.500 euros de frais de justice. Rien de grave en soi. Mais cette décision pose question pour l'ensemble des acteurs de ce qu'on nomme le web 2.0.
L'avocat d'Olivier Martinez, Me Emmanuel Asmar, assure que cette décision «fait jurisprudence». Selon lui, tous les sites internet devront dorénavant être considérés non plus comme de simples hébergeurs, mais comme des éditeurs, responsables de leurs contenus. En clair, tout site publiant des liens vers des contenus produits ailleurs (comme par exemple Google News) pourrait être ainsi condamné si ledit contenu est attentatoire à la vie privé ou diffamatoire.
Me Asmar se dit «atterré», son client n'ayant «aucune maîtrise éditoriale sur les informations postées» par les internautes: «C'est comme si on condamnait le kiosquier du coin parce qu'il expose les unes des magazines people au public. C'est aller très loin dans la responsabilité».
Nombre de blogueurs ont réagi à cette affaire, notamment en lançant une campagne de mobilisation intitulée «je n'aime pas Olivier Martinez». Eric Dupin s'interroge sur la possibilité de faire appel."
31/03/08 - 20:52
Euh Asmar est bien l'avocat de Dupin, non? Y a pas une petite confuz à la fin de ton post?
C'est bien qu'il y ait des freins et des retours de manivelle, mais si Dupin n'a pas même été contacté une première fois pour retirer le lien, c'est un peu brutal.
abend