Ciao l'artiste !
Gil Lesage est née Gilberte Gourmillon dans le Languedoc-Roussillon à Perpignan.
Elle "monte" à Paris en 1977 pensant que Chrissie Hynde y vivait ( car pour les provinciaux de l'époque toutes les vedettes vivaient à Paris), c'est d'ailleurs en hommage à la chanteuse des Pretenders que Gil gardera la même coupe de cheveux que son idole jusqu'à mardi.
Pour survivre, Gil trouve un petit boulot de déménageur sur les tournages de séries télévisées, à l'époque elle pesait encore les 152 kilos de son adolescence et ce petit boulot lui sculptera le corps plus sûrement que le chirurgien esthétique ne le fera des années plus tard.
Mais Gil a de l'ambition, ce qu'elle aime, elle, c'est la musique. Elle rencontre son compagnon Pierre Emery et ensemble ils forment Ultra Orange, elle sera la "larsineuse" (formule inventée par Gil et désignant une faiseuse de larsens à la guitare éléctrique ) et Pierre TOUT le reste.

Elle décide de ressembler un peu plus à son idole Chrissie Hynde et se rend chez son chirurgien esthétique avec un numéro de Rock n' Folk de 1987 où Chrissie posait avec le chanteur de Simple Minds son mari d'alors pour lui montrer ce à quoi elle voulait ressembler mais alors qu'on l'anesthésiait une infirmière a malencontreusement tournée la page et c'est une photo de Michaël Jackson dans sa période BAD qui servit de modèle pour le nouveau visage de Gil.

Dépitée, elle retourna à son travail de styliste pour Catherine Allégret, elle gardait cependant en un elle un rêve secret : allier ses deux passions, que sont la musique et la mode. Elle inventa alors le concept de "porter une guitare comme un bijou", on pouvait ainsi la croiser avec sa guitare en bandoulière dans Paris pendant son shopping ou en soirée mais aussi à la plage de Perpignan ou au Géant Casino de Brioude quand ils allaient rendre visite aux parents de Pierre. Elle tenta en vain de populariser cette mode en demandant à Catherine Allégret de porter elle aussi une guitare mais seul le piano à queue convenait au physique de cette dernière.
C'est sur le tournage de "La môme" que Gil rencontre Emmanuelle Seigner alors qu'elle apportait une gaine à Catherine Allégret qui participait au film.
Elle propose alors à Emmanuelle d'enregistrer un album avec son groupe Ultra Orange, Gil sera responsable du bouton REC en studio.
Sur scène Gil Lesage lance enfin la mode de sa guitare-accessoire en défilant aux côtés d' Emmanuelle et Pierre pendant qu'ils jouent.
Salut l'artiste !
Ce billet parodique fait suite au concert honteux d' Emmanuelle Seigner et Ultra Orange au Bataclan.
J'étais pourtant parti sans à priori, je trouvais l'album agréable et Emmanuelle épanouie et détendue, d'où l'envie de les voir sur scène.
Si le premier morceau ne déçoit pas très vite la supercherie est découverte quand arrivent les morceaux "lents", le superbe "simple words" de l'album massacré sur scène. C'est à se demander si Emmanuelle Seigner a une quelconque idée de ce qu'elle raconte, elle coupe les phrases au milieu si bien qu'on dirait qu'elle récite des mots en anglais, elle pourrait aussi bien lire l'annuaire de Detroit que ça ne ferait aucune différence de ton et de conviction. L'autre joke c'est bien sur Gil Lesage au bout du deuxième morceau où s'aperçoit qu'elle ne fait que tenir sa guitare on se demande ce qu'elle fout sur scène et d'exploser de rire quand à court de positions elle décide de tourner le dos au public en faisant semblant de jouer de la guitare. Elle quitte même la scène sans que ça ne fasse plus de différence que cela et c'est même pire quand elle revient pour un duo avec Emmanuelle sur un ancien titre d'Ultra Orange "Cream sur mon jean", on aurait dit deux copines bourrées qui s'éclatent au karoké.
On se retrouve face des amateurs, des wannabes Bowery 70's, Lui grimé en Iggy Pop ( d'ailleurs ils transformeront une reprise des Stooges en bouillie interminable), elle en Chrissie Hynde ( sauf que Chrissie c'est plus qu'une coupe de cheveux, c'est un jeu de guitare et une voix) et Emmanuelle qui se rêve en Debbie Harry, au point de recopier certains gestes de la chanteuse de Blondie mais au final elle rappelle plus une Sylvie Vartan 70's.
Ce qu' il y avait de charmant sur disque devient pénible sur scène : l'accent d' Emmanuelle, les fautes d'anglais ( le texte de "Rosemary's lullaby" est un must dans le genre...même un élève de 6eme ne fait pas ces fautes là).
Bref il valait mieux en rire et en rire nous l'avons fait et pour ça merci Emmanuelle & Ultra Orange, plus "Folie des grandeurs" que Velvet underground mais c'est parce qu'apparement pour votre plus grand malheur vous étes nés en France.
29/11/07 - 11:12
Mais que s'est il passé?
lamoueboudeuse