Je cite : Si tu changes 5 lettres à Coca ça fait chatte.
Je pense : ¿Por qué el pollo cruzó la carretera?
(mis à jour mardi 10 juin 2008 à 23:43)

31/05/2007

31/05/07 - 12:13

Question légitime



Hier soir alors que je m'enfonçais dans un sommeil bien mêrité j'ai pensé à l'amour. A ce moment entre l'éveil et le sommeil, j'ai plus précisément pensé au couple. Jérôme me disait ne pas comprendre pourquoi j'étais célibataire. Moi je ne comprends pas la notion de célibataire et de couple.
Il y a une propagande du couple presque fasciste. Si t'es avec personne tu n'es pas dans une situation "normale". Le problème c'est que je n'ai jamais grandi avec l'idée du "couple" et ceux que j'avais autour de moi ne me donnaient pas vraiment envie.
Quand j'étais petit ma mère recevait toutes ses amies qui discutaient des heures de leurs vies amoureuses en buvant du thé et moi j'écoutais. A chaque fois c'était la même chose, la rigolote pleine de vie devenait sinistre et complexée dès qu'elle était avec quelqu'un " Il aime pas que je dise ça", "il aime pas que je fasse ça..." je ne comprenais pas. J'ai grandi en détestant les hommes et en les voyants comme des patriarches imposant leur volonté et surtout comme des personnes chiantes et pas drôles.
Mes histoires de couple ont toujours été les mêmes quand j'y pense : "je t'aime, je suis bien avec toi mais ne m'impose pas ta vie et je n'ai pas besoin de te voir tout le temps !" Je comprends que certains aient jeté l'éponge. Pourtant je ne suis pas chiant, pas de côté du lit préféré ou autres conneries dans le genre qu' on impose à l'autre et j' ai toujours fait les concessions là dessus. Par contre dès qu'on s'attaque à ma liberté d'expression 'Tu devrais pas porter ça", "tu devrais faire ça à tes cheveux", "tu devrais" ou pire : "YOU MUST"( je ne me souviens plus du reste de la phrase mais ce "YOU MUST" ça m'a marqué) je fais "Han han" en hochant la tête et je m'inscris aux abonnés absents.
Je crois que j'ai eu droit à la palette complète : le gosse de riche qui te prend pour une acquisition et veut te contrôler en t'isolant. Le macho qui t'écrase en privé et qui par derrière reprend tes idées, voire tes anecdotes de vie en se les appropriant, le mec qui pensait s'être acheté un meuble décoratif et qui se rend compte qu'il a un cerveau plus gros que lui etc....etc....
Et puis je me suis rendu compte que dès que j'entrais en phase amoureuse avec quelqu'un j'avais des accés de panique, des maladies dermatologiques bizarres et horribles comme l'année dernière ( deux dermatos n'ont pas compris de quoi il s'agissait). L' amour j 'adore, le couple j'ai peur.
Le problème c'est qu' au début tout va bien, c'est une fois qu'il est sûr de vos sentiments qu'il devient complètement psychopathe ! Un jour, voire une nuit, en l'espace d' une seconde on passe de "T'es la 8eme merveille du monde " ( ce qui agace j'en conviens) à "T'es qu'une merde mais je t'aime quand même".
Passer des heures à décortiquer ses propos avec des amis pour en comprendre le sens et en chercher un qui rassure, regarder un téléphone qui ne sonne pas, analyser tout ce qu'il dit etc.....BRRRRR....qui a envie de vivre ça ?
En même temps j'ai appris à ne pas avoir d'idées très tranchées sur les choses parce qu'on evolu et que tout n'est pas si simple que ça, plus subtil.
Je ne dis pas que le couple m'emmerde, je dis juste que je n'aime pas tout ce qui vient avec. A moins de tomber sur quelqu'un de cool je ne me vois pas vivre comme ça une nouvelle fois.
L'idée de se mettre en couple pour être en couple, non merci. Mon test c'est dormir avec la personne parce que le sexe c'est trompeur, si je n' arrive pas à dormir à côté de quelqu'un c'est qu'il y a un soucis, si je passe la nuit éveillé à me demander ce que je fous là, c'est très mauvais signe.
Donc voilà.
Et puis les mecs c'est comme les melons, ça a l'air bon, pas pire qu'un autre autour, et puis quand on ouvre on tombe sur un truc qui a le goût de savon. Parce que je ne sais pas choisir les mecs ni les melons, le truc de sentir son cul pour trouver le bon j'ai jamais sû faire.
On dit qu'il y a plus de divorce-séparation-rupture qu'avant. C'est normal, "avant" l'épanouissement personnel n'existait pas, on n'existait pas en tant que personne, c'était pire que maintenant : si t'étais célibataire on te fusillait. Il n'y avait qu' à chercher sa moitié, je deteste cette expression mais pas autant que la notion d'" äme soeur" et pis encore âme frêre ( je me marre en écrivant ça parce que cette dernière expression a le même effet sur moi que "tuning"). Ces histoire d'âmes soeurs c'est comme celle du coup des vies antérieures. Les gens qui parlent de leurs vies antèrieures ont toujours été Roi ou Reine, voire marquis mais jamais aucun n'a été un pauvre paysan illétré mort au champs et qui a fini à la fosse commune et bien l' âme soeur c'est pareil ! Ce n'est jamais un mandiant cambodgien à qui on a amputé les membres.
Aujourd'hui on doit se trouver soi en évitant tous les écueuils qui nous entourent, les messages contradictoires : soyez épanouis-perdez 70 kilos !. Or se trouver ce n'est jamais définitif puisqu'on est en constante évolution. L'autre message c'est "trouver sa moitié" donc et là aussi c'est souvent contradictoire puisqu'une fois épanoui on doit faire des concessions avec l'autre. Quand je pense à mes ex, je penseà moi à l'époque et combien à chaque fois j'étais différent, pas à cause d'eux mais parce que j'ai grandi, appris et je me sens mal à l'aise en repensant à combien j'étais naïf. Bizarrement ce sont ces relations qui m'ont fait grandir et évoluer aussi, qui m'ont permis de me trouver.
Ce qui me rebute aussi 'est le constat que dans une relation il fini toujours pas y avoir un dominé et un dominant et bibi fini toujours dominé sans s'en rendre compte parce que je ne suis aps dans cet état d'esprit. Une relation de couple c'est basé sur l'égalité à mon avis, le partage. Du coup c'est vrai que je ne m'en rends pas compte de suite mais le jour où je m'en rends compte, en général je me tire.
Pour résumer j'ai décidé un jour qu'il y avait déjà beaucoup trop de choses qui m'emmerdaient la vie au quotidien et auxquelles je ne peux échapper : le boulot, le mauvais temps, les films de merde.....je ne vois pas pourquoi j'irais en plus me coller volontairement dans une situation où il n'y aura aucun fun. Il me faut quelqu'un de fun mais pas absolument non plus c'est juste la seule condition qui me convaincra et tant pis s'il fait pipi au lit. Comme quoi je ne suis pas exigeant non plus. Toutefois les mecs fun c'est vachement rare, doit y avoir un problème génétique à ce niveau là.

commentaires

31/05/07 - 12:25

Tres touchant et très juste , je trouve :) Bon sang, comment épouser quelqu'un sans se retrouver marié avec tout son environnement , ni colonisé et évangélisé...

Bon, je trouve que quand l'amour est vraiment là , de manière réciproque, insensiblement, on se change l'un l'autre, quand même . On se fait évoluer sur plein de trucs mais ce n'est pas vraiment conscient au départ. En tout cas oui, quand on tente de me changer pour mieux me faire entrer au chausse-pied dans le modèle préétabli du "mec que je veux avoir", c'est clair que ça se passe mal . Ca veut dire que l'autre n'est pas capable de te prendre comme tu es vraiment, donc qu'il aime une illusion.



Tu sais quoi ? Je l'ai lu sans remarquer que c'était un billet de toi LOL . Je ne m'en suis apperçu qu'en voulant commenter !

31/05/07 - 12:56

"L' amour j 'adore, le couple j'ai peur."
Bien dit. Je pense pareil.
Et j'ai déjà traversé ça et vraiment tu ne dois pas changer, reste comme tu es, tu as bien raison, et le moment viendra où tu tomberas sur quelqu'un qui sera parfait pour cette situation. Et vraiment des gens qui pensent comme toi, il y en a pas mal, ne t'inquète pas!

31/05/07 - 13:24

j'attends toujours ta demande en mariage

31/05/07 - 13:54

Je suis entièrement d'accord avec toi, pheel, et avec toi, bleu, et avec toi uiru.

D'ailleurs, depuis que je suis en couple (mais bon, en couple heureux et épanoui s'entend, pas comme ceux que vous semblez avoir formé...) ma principale angoisse a été de ne pas être, aux yeux de mes amis, cette "rigolote pleine de vie" devenue sinistre. Du coup, histoire de ne pas courir de risque, j'ai décidé de ne plus trop voir mes amis...

En plus, j'y gagne doublement, parce que la plupart de mes "anciens" amis sont célibataires et franchement, je veux pas dire du mal ni rien, mais les célibataires sont quand même profondément ennuyeux, non ? Ils trainent avec eux une sorte de malaise palpable et ils me minent le moral à perpetuellement jongler avec l'euphorie des veilles de rencontres et la déception des lendemains.

Non sérieusement ! On en parlait même dernièrement avec mon copain. On se disait qu'ils doivent quand même être sacrément masos ces célibataires pour continuer à se traîner et à vivre, seuls.

Bref, là j'ai l'impression que je m'éloigne un peu du sujet de départ... En fait, à bien relire le sujet et les commentaires, je me dis que je me suis carrément trompé de post !

Comme quoi c'est pas lié... On peut aussi être en couple et un peu égaré...

31/05/07 - 13:56

Les mecs fun sont rares, sans doute, mais c'est peut-être parce que la vie l'est pas tellement non plus ! Cela dit, un mec cool, voilà ce qu'il faut rechercher et dont tu sembles avoir besoin. Alors, après, c'est quoi "cool" ? Est-ce qu'on a chacun son idée ou alors un certain nombre de qualités, très précises, sont-elles requises ? A voir.

31/05/07 - 17:52

J'adore le point-de-vue de In-Armani, c'est tellement l'autre côté du miroir.

31/05/07 - 19:04

intéressant, vision pessimiste mais intéressant. Il y a plus qu'à faire un article de l'éloge du célibat :)

31/05/07 - 21:11

"Tutti sistemati !"
Casés. Le sujet amoureux voit tous ceux qui l'entourent "casés", chacun lui paraissant pourvu d'un petit système pratique et affectif de liaisons contractuelles, dont il se sent exclu; il en éprouve un sentiment ambigu d'envie et de dérision."
Fragment d'un discours amoureux.

Pas évident de rendre compatibles des structures en l(r)utte... Quant à la rareté du mec fun, ce n'est pas tant un problème d'oiseau rare, qu'un problème de kairos : ne pas voir, voir et ne rien faire, ou saisir (sans tirer par les cheveux !)... Pour ma part, j'ai la fâcheuse habitude de rester obstinément aux seuils des instants prégnants... triste vache sans train !
Existe-t-il une médecine "kai(é)rotique" ? Une "adresse" ?

01/06/07 - 08:08

Post intéressant qui comporte beaucoup de vérités, car l'amour est trop souvent dans l'idée inconsciente des gens un concept "religieux" et on se sent alors plein d'obligations. Ce qui est fondalement l'histoire des générations avant celles de nos parents, peut-être même la leur, mais moins déjà. Mais ce post montre surtout que nous devenons de plus en plus individualistes et que, malgré tout, nous comprenons que l'homme ne peut pas vivre seul et qu'en fin de compte l'amour nous agace quand on ne le trouve pas, mais nous aimerions qu'il soit comme ci ou comme ça. On revendique la "non prise de tête", mais nous ne savons pas faire, pas toujours.

J'ai été profondément amoureux d'une personne une fois et il n'y avait ni dominant ni dominé, ni idée de soumission ni envie de soumettre, ni idée de calquer sa vie sur l'autre, etc. Après, ça a vite dégénéré avec les autres mecs. Mais je crois que c'est surtout parce que nous manquons cruellement de repères et que nous avons peur de perdre une certaine liberté (imaginaire parfois ou égoïste). Et puis nous devenons tellement exigeons du fait de notre individualisme. Nous ne voulons aucun emmerdement, alors qu'à partir du moment où deux êtres vivent ensemble, il y en aura forcément. Je connais un couple magnifique qui a connu bien des emmerdements mais qui n'ont pas laissé ces emmerdements prendre le dessus : ils sont "libres" car chacun a ses activités, ils sont libres parce qu'ils ont des activités en commun...
Trop de mes histoires ont foiré ces trois dernières années parce qu'on se dit souvent qu'à la moindre contrariété on se barre. Nous sommes à l'époque où l'on ne cherche plus à faire d'efforts. Comme un peu ces gens qui pensent que tous les accable, parce que la vie n'est pas toujours un cadeau, qu'il faut parfois faire preuve d'efforts pour arriver à ce que l'on veut, que tout n'est pas dû et que rien n'est acquis. Alors on préfère son célibat, on préfère sa liberté de sortir ou de ne pas sortir, de rester chez soi ou d'aller exposer sa joie quand on va bien, de "déconner" parce que tout est tellement plus fun quand on déconne, de ne pas s'intéresser à l'autre quand il commence à avoir des problèmes car cela risquerait de nous miner, au boulot on pense à soi surtout et l'autre n'a qu'à se démerder, etc.

Je ne sais pas si je suis très clair là, parce que je viens de me lever, j'ai fumé ma clope du réveil et j'ai la tête entre les jambes, mais bon !

02/06/07 - 22:35

Ah la vache, tu m'en bouches une là. J'ai l'impresion de lire my star private life ! C'est exactement ce dans quoi j'ai été !
C'est grave docteur ? Doi-je acheter un Maine Coon ?

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