Je cite : Si tu changes 5 lettres à Coca ça fait chatte.
Je pense : ¿Por qué el pollo cruzó la carretera?
(mis à jour mardi 10 juin 2008 à 23:43)

13/07/2006

13/07/06 - 01:45

Le débile porte du Prada

Ceux qui me connaissent savent combien c'est vrai.
Comment un mauvais livre donne un film moyen. Adapté du best- seller confus et mal écrit de Lauren Weisberger "the Devil wears Prada" donne un film divertissant pendant 30 minutes avant de devenir redondant. Les personnages sont caricaturaux, Meryl Streep est épatante dans son rôle de Cruella et Anne Hattaway inexistante en blanche neige tête à claques.
Le problème du film est le même que celui du livre : il n' y a pas d' histoire une fois passée la critique du milieu. Comme pour le livre on se demande juste pourquoi elle ne lâche pas ce boulot dont elle n' arrête pas de dire qu' elle n' en a rien à foutre.
"The devil wears Prada" fait partie de ces bouquins appelés "Chick lit", de la litterature de nanas qui a explosée outre atlantique et outre manche avec le succés du " journal de Bridget Jones ". Le problème du "journal de Bridget Jones" et surtout celui de son auteur Hélène Fielding c'est qu' elle est un mauvais écrivain, il suffit de lire "Cause celeb" son premier opus pre-bridget pour s' en convaincre. Hélène Fielding est intelligente et a trouvé le moyen de camoufler ses lacunes en écrivant un livre sous forme de journal et ça a marché, du coup n' importe qui a pû se dire "moi aussi je peux le faire" et parmi ces n' importe qui il devait y avoir Lauren Weisberger ancienne assistant d' Anne Wintour la redac chef du "Vogue" américain.
Ce qui m' avait le plus enervé dans son bouquin c'est son côté feignasse pourrie gâtée qui n' arrêtait pas de se plaindre pour qu' on la prenne en pitié. Elle méritait de se faire écraser par un yellow cab avec son plateau en pq recyclé de chez Starbuck's dans les mains, je ne dis pas ça par méchanceté mais simplement parce que tout à coup il y aurait eu une histoire dans son roman qui ne fait qu' enfoncer des portes déjà ouvertes au bazooka par Brett Easton Ellis et avec talent pour le coup dans 'Glamourama".
Si Lauren Weisberger était aussi mauvaise assistante qu' écrivain la Wintour ( le vrai nom de la Miranda du bouquin ) aurait dû la balancer du haut du toit de l' immeuble Condé Nast.
Le film est un peu mieux, un bon divertissement mais qui s' étire au bout d' un moment. Trés trés trés hollywoodien, on dirait du Disney et ce n'est pas par hasard que je compare Meryl Streep à Cruella ( elle a la même coupe ) et Anne hattaway à Blanche neige.
Il y a de bonnes scénes, de bonnes répliques bitchy et Miranda va devenir une idôle queer c'est certain. Moi j' ai retenu ce qu' on entend ( :) ) dans ce montage et sa tirade sur l' industrie de la mode :



Parce que oui le monde de la mode est ridicule mais il ne faut pas tout confondre. Il s' agit une fois de plus de centres d' interêts et le goût des uns n' est pas celui des autres. La différence entre l' industrie de la mode américaine , anglaise ou italienne et celle de la France c'est que pour les premiers il s' agit réellement d' une industrie tandis qu' en France on pense encore naivement que c'est un art. Les poses, l' arrogance et la vacuité du monde de la mode sont d' une telle évidence que je ne vois pas l' interêt de s' attarder dessus et c'est exactement ce qui en fait le charme en plus. Le côté drama des choses futiles est une bulle d' air dans un monde où tout est toujours grave. La mode ça doit rester ridicule parce que le ridicule c'est fun et qu' on aime la mode aprce que c'est fun. Il ne faut pas aller chercher Roland Barthes au 29 rue Cambon non plus ( bien qu' il soit possible qu' il ait pû être fasciné par la mode comme la mode est fascinée par tout y compris Roland Barthes).
Karl Lagerfeld est certes ridicule mais c'est un génie. Je ne le croyais pas avant de le voir de mes yeux. Dans une soirée j' ai vue cette femme d' industriel dont la largeur du cul était aussi célébre que la marque de bière de son mari apparaitre avec un fessier aussi ferme et menu qu' un abricot du jour et une taille comme un crayon HB et aucune gaine ne peut faire ça sauf si on l' achète au rayon poupées Barbie, aucun corset non plus car il aurait fallut que les cordes de celui-ci eurent-été accrochées à deux bolides de course allant chacun à fond dans des directions opposées pour avoir ce résultat et quand bien même la tête de la pauvre femme aurait fini par exploser sous la pression de la compression en répandant des bouts de sa cervelle et de sa coupe de cheveux Vidal Sassoon dans les assiettes de consommé au cresson & à la menthe des convives ( ce qui aurait fait preuve d' un manque de savoir-vivre et de retenue certains). Cette femme portait un tailleur KL pour Lagerfeld Gallery et il lui allait si bien qu' elle devrait demander à être enterrée avec par testament notarié.

Au rayon "Chik Lit" je viens d' abandonner "Lipstick Jungle" de Candace Bushnell en cours de lecture tellement c'est inintéressant et chiant. L' auteur de "Sex & the City" ressort les mêmes personnages, les mêmes intrigues, les mêmes ficelles que dans ses romans précédents et ajoute un côté "Devil wears Prada" parce qu' elle a dû brûler ses Manolo Blahnik de rage qu' on lui pique son sujet. J' avais pourtant aimé son roman précédent "Trading up" où une fille pathétique obnubilée par la réussite et son envie de faire partie de l' élite new-yorkaise la poussait à subir volontairement les pires humiliations, à la fin elle ne regrettait rien puisque son but était plus ou moins atteint.
J' avais adoré cette anti-heroine, le côté non délateur du bouquin et complètement réaliste ( J' en connais plein des comme ça et à NYC justement) qui en faisait du coup une satyre encore plus acide que si elle avait dénoncé le milieu à longueur de pages en montrant du doigt et en se victimisant comme dans "Prada".
Reste Anna Wintour, l' originale, qui ne porte plus de Prada mais du Olivier Theyskens sur mesure. Tout ce qui a été dit sur elle est vrai.
Il y a 3 semaines elle remontait Park Avenue avec des chaussures de designers aux pieds qui semblaient être trop petites d' aprés les témoins, les lanières et boucles trainaient sur le bitûme pendant qu' elle avançait avec une évidente difficulté ce qui la fit remarquer des badauds. Son mari marchait 2 mètres devant elle quand arrivée au passage piéton entre la 56 et le Park elle s' est engagée sur la chaussée alors qu' une ambulance arrivait toutes sirènes dehors et d' aprés les témoins elle a levé son bras en l' air en disant " Designer shoes ! Designer shoes ! Designer shoes !" et forcé l' ambulance à s' arrêter pour lui laisser le passage.
D' aprés le New York Daily News la personne qui était dans l' ambulance aurait été enterrée portant du H&M.

commentaires

13/07/06 - 01:52

C'est normal que je trouve Meryl Streep la plus belle dans cet extrait? :)

Et Madonna, c'est un hasard ou tu l'a rajouté?

13/07/06 - 01:53

Nan "Jump" et "vogue" sont dans le film. C'est pour ça que j' ai mis ces extraits là.

13/07/06 - 09:35

tu asvu le film en entier? HOW!??!!???

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